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France 3 donne la parole à Bourgogne Intérim

Hier, mardi 16 décembre, Patrick Tuphé fut l’invité de l’émission Bourgogne Franche-Comté Matin, sur France 3.
Invité en tant que Président de Bourgogne Intérim, à l’occasion de nos 15 ans, Patrick a notamment expliqué le rôle des ETTI et présenté notre Exposition Photographique.
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/emissions/bourgogne-franche-comte-matin

Marc Halévy. TRAVAIL ET BONHEUR FONT-ILS BON MÉNAGE ?

Une vraie question qui concerne chacun d’entre nous, dès lors que nous ne vivons ni d’amour et d’eau fraîche, ni de nos rentes. Marc Halévy, scientifique et philosophe nous éclaire. Dialogue en sérénité.

Marc Halévy
Marc Halévy

Comment définiriez vous une entreprise « heureuse » ?

Je n’aime pas les mots « bonheur » et « heureux » car l’étymologie renvoie à l’ancien français « heur » qui signifie « chance ». Être heureux, c’est être chanceux. C’est bien d’avoir de la chance, mais je crois préférable de miser sur un facteur plus maîtrisable. Plutôt que « entreprise heureuse », je préfèrerais « entreprise joyeuse » car la joie est une état d’esprit, un effet de volonté et un art de vivre. Et si l’on se réfère à Aristote, Spinoza et Nietzsche, la joie est la conséquence de l’accomplissement de soi. Une entreprise joyeuse est une entreprise qui s’accomplit en plénitude, qui va jusqu’au bout de ses talents, de ses possibles, de ses potentialités. De même pour les collaborateurs : un homme joyeux est un homme qui s’accomplit en plénitude, qui va jusqu’au bout de ses talents, de ses possibles, de ses potentialités. Le secret d’un management réussi est dans la convergence de ces deux accomplissements, l’un collectif et entrepreneurial, l’autre personnel et professionnel.

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La Certification : 3 questions à Sylvie Barthel

Si Sylvie Barthel vous dit qu’elle a deux enfants… ne l’écoutez pas.   

Son dernier né, âgé de 5 ans bientôt, se nomme Bourgogne Services à la Personne. A 47 ans, Sylvie a parcouru du chemin. A la tête d’une entreprise de service à la personne qui emploie 80 intervenantes, c’est environ 50 Equivalents Temps Pleins qu’elle manage avec douceur et fermeté. BSP vient d’entamer une démarche qualité, sous l’égide de l’AFNOR (NF X 50 – 056) : service aux personnes à domicile. Qu’est ce qui amotivé ce choix ? Au quotidien, quelles en sont les implications ? Entretien avec la fondatrice et gérante de BSP.

 

Pourquoi avez-vous engagé une démarche qualité  ?

Dans un environnement fortement concurrentiel, il me semble indispensable d’afficher d’une manière encore plus visible le souci que nous avons toujours eu de proposer chez BSP un service irréprochable à nos bénéficiaires. La certification est un formidable outil de formalisation de nos pratiques et de mise en commun des savoirs-faire de nos intervenants. Nous souhaitions apporter à  nos clients une garantie supplémentaire de sérieux dans nos prestations. Nos prescripteurs, légitimement exigeants, attendent également de nous un maximum de garanties dans la mise en place et le suivi du service. A priori, le cahier de charges de la certification dans laquelle nous nous en sommes engagés est suffisamment complet pour que nos interlocuteurs et nos bénéficiaires trouvent chacun, leur intérêt.

Concrètement, comment s’organise cette démarche en interne ?

Accompagnés par un consultant dont c’est le métier, nous travaillons sur l’adoption de procédures de travail communes à toutes nos antennes. La juste formulation de ces procédures est un travail difficile, mais extrêmement enrichissant. Il s’agit d’exprimer de la manière la plus simple et la mieux compréhensible possible ce que nous effectuons quotidiennement, de façon relativement naturelle, tout en respectant un cahier des charges précis : celui que la norme AFNOR consacrée aux services à la personne nous impose.

Cela passe par des réunions, un travail de rédaction, de lecture, de vérification, et de validation de nos outils de travail.

Qu’attendez-vous de cette démarche ?

Bien sûr, une plus grande reconnaissance de la part des acteurs du secteur. Plus encore, nous voulons préparer l’avenir. A l’heure où l’actualité législative ne cesse d’évoluer, mettant ici et là, en danger nos activités, nous devons utiliser l’ensemble des outils à disposition pour pérenniser leur existence.  La certification est un de ces outils au service de l’inscription de notre activité dans la durée.

J’ajoute qu’en terme de management, cette démarche est extrêmement positive : à la différence de notre quotidien où la réactivité requise par le métier impose d’être en mouvement permanent, la démarche certification nécessite aux équipes de se poser. Prendre le temps de s’écouter, de travailler ensemble, permet à chacun de donner le meilleur de lui-même. C’est aussi cela le rôle de l’entreprise.